vincentbinant.wordpress.com

Apparition d'une tâche d'encre sur le cannard...


Entre nous, sincèrement c'est tout de même ce que peuvent parfois me dire les abonnés du COIN-COIN* qui m'a convaincu de créer ce blog! Oui j'ai l'immense joie (?!) de travailler dans

le call-center du COIN-COIN*.


...Ce qui permet accessoirement de payer mon modeste, quoi que horriblement cher, 17m² parisien.

Les histoires du COIN-COIN* étant trop peu nombreuses (bien que... il y aurait à dire - si si! - ), "Une tâche d'encre dans le canard" accueillera aussi d'autres billets décomplexés (au choix) :

-Paris au détour de quelques photos.
-Tergiversations musicales.
-Vie étudiante du Canard masqué.
-Prises de tête journalistiques.

Point à la ligne,
Bla Bla Bla ...


De la part du Canard Masqué et de moi-même: Bonne flânerie sur l'internet !


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* Un indice pour le mot masqué COIN-COIN: en tout cas ce n'est pas le Canard enchainé (M'enfin non! Ca serait trop simple.)



Affichage des articles dont le libellé est La mare aux Canards. Afficher tous les articles
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lundi 19 juillet 2010

"Bling Bling Bling" fait le président quand il se casse la figure






Le péché originel du président

"
Eclaboussé par le scandale Bettencourt, Nicolas Sarkozy ne fait que récolter ce qu’il a semé. Tous les éléments de l’affaire étaient en germe dans la fameuse fête du Fouquet’s."



"Sa première erreur remonte probablement au soir de son triomphe. En mai 2007, Nicolas Sarkozy choisit de fêter sa victoire à l’élection présidentielle au Fouquet’s, sur les Champs-Elysées. Pendant que, sous une coupole dorée, les politiciens, les industriels et les stars du show-biz le courtisent, la masse de ses partisans reste à la porte. Les Français ont alors l’impression d’avoir élu un parvenu à la tête de l’Etat, et se mettent à parler de “président bling-bling”. L’étiquette est restée. Et si Sarkozy est aujourd’hui entraîné dans un tourbillon d’affaires, il s’agit de la tragédie d’un homme qui voulait remettre la France sur le droit chemin mais qui a été trahi par lui-même. “Je veux que vous ayez une confiance totale dans vos élus, dans votre démocratie, car c’est la force des grandes nations”, soulignait-il juste avant son élection. Trois ans plus tard, les sondages montrent que les deux tiers des Français ne lui font plus confiance et considèrent les hommes politiques comme “plutôt corrompus”. La “rupture” tant promise d’avec les castes et les privilèges de la Ve République n’a jamais été menée à son terme – bien au contraire, des secrétaires d’Etat [Christian Blanc et Alain Joyandet] ont démissionné pour des histoires de cigares et de jets privés. Sarkozy lui-même est soupçonné – mais rien n’est prouvé pour le moment – d’avoir illégalement financé sa campagne en acceptant les largesses de la multimilliardaire Liliane Bettencourt. Celui qui voulait bousculer les choses se fait à son tour bousculer.

C’est triste pour Sarkozy et dommage pour la France. Le pays aurait eu besoin d’un réformateur courageux qui transforme la République des élites en un Etat au service de ses citoyens. Le président n’a pas réussi cette révolution. Il doit se demander pourquoi. La première réponse tient à lui-même. Sarkozy prêchait des vertus dignes de la Rome antique, comme la transparence, la modestie et le sens de l’intérêt général. Or il s’est comporté comme une créature hybride, un mélange de Roi-Soleil et de Johnny Hallyday. Le président se mêle de tout – de la durée des pauses publicitaires à la télévision au nettoyage de l’équipe nationale de football –, tout en alimentant la presse people avec ses vacances sur un yacht et ses minauderies avec Carla Bruni. Certes, il donne depuis peu une image plus sobre de lui-même, mais personne n’y croit.

Deuxièmement, Sarkozy a voulu trop en faire. Au lieu de se concentrer sur des questions importantes, comme la réforme des retraites et la révision de la Constitution, il s’est aussi attaqué à l’éducation, aux médias, à la justice, à la fiscalité et au marché du travail, sans oublier l’Europe et l’économie mondiale. C’était trop, même pour cet Hercule. Aujourd’hui, il doit réduire la voilure, renoncer, et cela le fait paraître plus faible qu’il n’est.

Le président ne peut pas grand-chose à la troisième cause de son échec : la crise financière. Celle-ci l’entrave autant que ses homologues étrangers. Il a cependant fait naître des attentes si grandes que, pour les Français, la déception est immense. Elle est en tout cas plus importante que pour les Allemands, qui n’attendaient pas de miracles de la coalition libérale-conservatrice d’Angela Merkel.


La quatrième réponse tient au régime. La France est loin de satisfaire ses ambitions d’égalité. Les réseaux, comme ceux que Sarkozy entretenaient à l’époque où il était maire de Neuilly, sont au moins aussi importants que le mérite individuel. De plus, les “grandes écoles” produisent une élite qui se considère très tôt comme destinée aux plus hautes fonctions. Ces “élus” constituent des réseaux solides à l’exclusion de tous les autres. Sarkozy, fils d’immigré, aurait pu contrecarrer ce système. Mais il s’est employé avec gourmandise, voire avidité, à appartenir à cette oligarchie. Les affaires actuelles montrent à quel point l’élite considère ses privilèges comme allant de soi. Prenons pour exemple Eric Woerth. Ce ministre est déterminé, professionnel, travailleur, modeste – le type d’homme dont rêve tout chef de gouvernement. Et voilà que les Français apprennent qu’en tant que trésorier du parti au pouvoir il aurait reçu de Mme Bettencourt des dons en liquide ; qu’en tant que ministre du Budget [entre 2007 et 2010] il avait sous sa responsabilité les impôts de la milliardaire, le tout alors que son épouse gérait la fortune de l’héritière de L’Oréal. Bien entendu, il faut partir du principe que tout s’est passé dans les règles, mais pourquoi Woerth s’est-il de lui-même exposé à de tels conflits d’intérêts ? Peut-être parce qu’il appartient à une élite qui ne se remet jamais en question.

Nicolas Sarkozy [qui s’est exprimé le 12 juillet, en direct sur France 2] a encore le temps de tirer les conclusions de toute cette affaire. Il pourrait remanier son gouvernement et constituer une équipe plus restreinte, plus efficace. Il pourrait promettre aux Français du sang, de la sueur et des larmes. Il faudrait alors qu’il explique les réformes qu’il entend faire passer. Il pourrait promettre, au nom de son gouvernement, de renoncer aux cigares de fonction, aux avions privés, aux dons douteux et à tout le bling-bling. Mais les Français ne lui pardonneront vraiment sa fête au Fouquet’s que s’il parvient à transformer cette caste d’aristocrates républicains en véritables serviteurs de l’Etat."

de Süddeutsche Zeitung (Munich) Stefan Ulrich
Courrier international n°1028

samedi 17 juillet 2010

Ah cette chère "République"de Cuba!








L'opération cosmétique de Cuba


" «Ces nouvelles libérations ne sont pas synonymes d’amélioration pour la population cubaine», affirme le professeur et écrivain cubain en exil Jacobo Machover. Ce dissident se bat depuis la France aux côtés de ces «compagnons de luttes» emprisonnés dans les geôles castristes depuis plus de sept ans. La libération effective et l'expulsion vers l'Espagne, au total, de 11 prisonniers politiques cubains et de leur famille est une «bonne nouvelle». Néanmoins, ces prisonniers servent «de monnaie d'échange à la dictature cubaine», et cela permet à Castro de faire un peu moins mauvaise figure au niveau international alors même que l'Union européenne augmente la pression.

Le régime mène depuis cinquante et un an la guerre contre ce qu'il appelle «l'ennemi intérieur», justifiant ainsi la répression et les arrestations arbitraires. En 2003 un nouveau durcissement du régime avait entraîné l'arrestation de 75 journalistes et activistes des droits de l'homme condamnés à des peines allant de six à vingt-huit ans de prison. Ce sont certains d'entre eux qui sont libérés ou devraient l'être ces prochains mois. Il est pourtant encore trop tôt pour savoir si cela annonce un assouplissement ou s'il s'agit d'une simple mesure de façade. Selon un récent rapport de l'ONG Human Rights Watch, Raúl continue en effet la même politique répressive instaurée par son frère aîné, Fidel. Ainsi, le décret 217 limite, entre autres, la circulation des journalistes et des militants des droits de l'homme. Il y aurait encore plusieurs centaines de détenus politiques, qui ont été arrêtés en tant que tel, ou sous des inculpations de droit commun. Les dissidents attirent depuis peu l'attention de la communauté internationale, notamment avec les grèves de la faim de Guillermo fariñas ou d'Orlando Zapata (décédé en février dans les geôles cubaines).

«Il n'est plus possible pour ce gouvernement de laisser mourir des gens en prison, car l'image renvoyée au monde est trop dévastatrice», observe Jacobo Machover soulignant que «le régime cubain se trouve à un moment charnière ce qui ne veut pas dire qu'il va basculer mais il est affaibli et la dissidence se trouve renforcée». Contraint de lacher du lest, Raúl Castro a choisi comme interlocuteur l'Église catholique. Pour la première fois depuis l'instauration du régime, elle est ainsi entrée en lice avec une intervention de l'archevêque de La Havane, Monseigneur Jaime Ortega. «[L'Église] était plus un porte-parole de la cause des prisonniers qu'un médiateur»k,explique Jacobo Machover. Le régime est en difficulté et contraint de faire des concessions. Pour ce dissident cubain en exil, «c'est maintenant qu'il faut accentuer la pression».


Libération n°9075

A lire : Octavo cerco Blog d'une jeune cubaine de vingt six ans qui écrit depuis La Havane

dimanche 30 mai 2010

Ah l'humour anglais !







"In the Loop" : Les dessous risibles de la guerre en Irak

"Comme on s'en souvient peut-être, le Royaume-Uni s'est rangé aux côtés des Etats-Unis lors de l'intervention américaine en Irak. Il n'y a pas de quoi rire, et pourtant le processus qui a mené à cette décision fournit, six ans plus tard, la matière d'une excellente comédie politique. L'Irak n'est jamais mentionné tout au long d'In the Loop, mais on voit très bien de quoi il retourne.

Simon Foster (Tom Hollander), jeune et pas très brillant secrétaire d'Etat au développement international, s'écarte légèrement de la ligne du gouvernement de Sa Majesté en déclarant à une meute de journalistes qui font le trottoir que la guerre est "imprévisible". Il s'attire ainsi les foudres du redoutable Malcom Tucker (Peter Capaldi), responsable de la communication gouvernementale. Inspiré d'Alastair Campbell, qui occupa ces fonctions auprès de Tony Blair, Tucker est écossais comme son modèle et d'une grossièreté à faire rougir Joey Starr. L'un des plaisirs qu'offre In the Loop consiste à l'écouter égrener des chapelets d'insanités d'une immense invention verbale. C'est un cours d'anglais comme vous en prendrez rarement.

L'autre plaisir vient d'une vision assez limitée mais réjouissante de la vie des grands qui nous gouvernent. Loin des visions paranoïaques américaines, Armando Iannucci préfère expliquer les événements qui viennent de façonner notre planète par la lâcheté et l'incompétence des puissants et de ceux qui aimeraient l'être.

Simon Foster est ainsi envoyé à Washington, une mission prestigieuse qu'on lui confie en échange de sa promesse de se tenir à carreau. Accompagné par son chargé de communication à lui tout seul (Chris Addison), un grand dadais que l'on croit un instant un peu moins faillible que ses supérieurs, avant de déchanter en riant, le jeune secrétaire d'Etat se conduit comme n'importe quel cadre moyen à qui l'on offre deux nuitées dans un hôtel quatre étoiles.


Défaite de la vérité

Cette excursion diplomatique permet au réalisateur d'employer quelques acteurs américains parmi lesquels James Gandolfini, qui tient le rôle d'un général opposé à la guerre. Il faut dire qu'Armando Iannucci a rodé sa méthode à la télévision, ce qui explique sans doute qu'il ait tenu à la présence de la star des "Soprano", qui tient avec superbe le contre-emploi qui lui est proposé (enfin, son personnage est pacifique, mais pas au point de ne pas menacer de mort un opposant).

In the Loop (qui peut se traduire par "dans le circuit") procède d'une série diffusée par la BBC, In the Thick of It ("en pleine tempête"), réalisée par Iannucci et interprétée par une partie de la distribution du long métrage. Le feuilleton était déjà filmé par une caméra portée qui zoome de façon inopportune sous le nez des personnages. Cette façon de faire, assez répandue de nos jours, vient elle-même d'une autre série télévisée, The Office, version britannique. La série de Ricky Gervais est à cette décennie ce que Monty Python fut aux années 1970, un prototype humoristique qui a changé la fiction comique des deux côtés de l'Atlantique.

Pourtant In the Loop n'est pas un gros épisode télévisé. Au lieu de chroniquer au jour le jour les petits malheurs d'un cabinet ministériel comme il le faisait sur le petit écran, Armando Iannucci et ses scénaristes (qui travaillaient aussi sur la série) ont construit un récit dramatique, qui se clôt, comme dans la réalité, sur la défaite de la vérité. Les opposants à l'invasion de l'Irak, qui ont sûrement gardé le souvenir de leur impuissance, trouveront une consolation plaisante dans l'exposition impitoyable de la médiocrité des va-t-en-guerre."


Le Monde.fr 17 novembre 2009




Malheureusement, impossible de trouver In the loop en version originale sous titrée. Il faut absolument le voir en anglais sinon ça achève un certain nombre de blagues et surtout, ça nous prive de la variété du vocabulaire anglo-saxon, magnifiquement mise en scène lors des longues tirades insultantes de Malcom.

In the loop en Version française

In the loop en Version originale

samedi 15 mai 2010

A quand une saisine du Conseil Constitutionnel ?

[Si cette loi arrive à passer et que les sages sont consultés ... je promets (à certains; ils se reconnaitront) de me mettre en mode juriste étudiante et de rédiger un post sur sa décision. En espérant qu'on aura pas à attendre une saisine par voie de question préjudicielle pour avoir à en débattre içi, sinon on a le temps! Merci de faire votre travail messieurs et mesdames les parlementaires.
Enfin en espérant surtout qu'elle passe pas du tout cette loi...
]









INTÉGRATION

"Le Conseil d’État a émis un « avis défavorable » au projet de loi du gouvernement visant à interdire complètement le port du voile intégral. Selon nos informations, les Sages réunis en assemblée
mercredi, en présence du secrétaire général du gouvernement, ont une nouvelle fois expliqué, comme dans leur étude remise il y a un mois à Matignon, qu’ « une interdiction absolue et générale du port du voile intégral en tant que telle ne pourrait trouver aucun fondement juridique incontestable » et qu’elle serait « exposée à de fortes incertitudes constitutionnelles et conventionnelles » . La Cour européenne des droits de l’homme a consacré le « principe d’autonomie personnelle » selon lequel chacun peut mener sa vie selon ses convictions, y compris en se mettant physiquement ou moralement en danger.

Dès qu’il y a consentement, il devient donc difficile d’invoquer la dignité de la femme pour fonder une interdiction générale, avaient analysé les Sages dans leur étude. De la même façon, la restriction des libertés au nom du « Vivre ensemble » « serait sans précédent » . Un pari juridique qu’ils n’avaient pas voulu prendre, préférant
des interdictions sectorisées. « La sécurité publique et la lutte contre la fraude, renforcées par les exigences propres à certains services publics, seraient de nature à justifier des obligations de maintenir son visage à découvert, soit dans certains lieux, soit pour effectuer certaines démarches », avait alors expliqué le rapporteur, Olivier Schrameck, l’ancien directeur de cabinet de Lionel Jospin. Cette fois, c’est la section de l’Intérieur qui a examiné le projet de loi, pour parvenir aux mêmes conclusions.
« Ce n’est pas une surprise », fait-on savoir à Matignon. « Cela n’entame en rien la détermination du gouvernement à faire évoluer la législation sur ce sujet. » Le gouvernement va passer outre l’avis du Conseil d’État, qui n’est que consultatif. « Il
faut assumer les risques juridiques de nos convictions », avait anticipé François Fillon.

Dans l’exposé des motifs de son projet de loi, que Le Figaro s’est procuré, le gouvernement justifie ainsi son choix d’une interdiction globale : « L’édiction de mesures ponctuelles, se traduisant par des interdictions partielles limitées à certains lieux ou à l’usage de certains services, n’aurait constitué qu’une réponse affaiblie, indirecte et détournée au vrai problème que pose, à notre société, une telle pratique. » Pour bannir le port du voile intégral, les rédacteurs du texte évoquent la notion de dignité de la personne humaine – quand bien même certaines femmes seraient consentantes –, celle de l’ordre public dans son acception large, celle du vivre ensemble, et enfin les questions de sécurité.
En somme, ils cumulent les motifs pour interdire le voile intégral.


Ce projet de loi sera présenté mercredi en conseil des ministres. Et devrait être examiné début juillet par les députés et début septembre par les sénateurs, l’objectif étant de le voir adopté définitivement à l’automne. Mais si les députés ont voté à l’unanimité mardi la proposition de résolution(*) du groupe UMP condamnant le voile intégral, comme « attentatoire à la dignité » et « contraire aux valeurs de la République » le consensus s’arrête là. Les socialistes ont déposé leur propre proposition de loi qui préconise une interdiction du port du voile intégral limitée à certains lieux publics. « L’interdire sur l’ensemble de l’espace public ne sera pas opérant, risque d’être stigmatisant et surtout d’être totalement inefficace car inappliqué » , a déclaré Martine Aubry.
Si elle est adoptée, la loi devrait entrer en vigueur six mois après sa promulgation, soit au printemps 2011. Car le gouvernement veut croire qu’il n’y aura pas soixante députés pour s’exposer sur la burqa en saisissant le Conseil Constitutionnel. Les premiers contentieux et une éventuelle question préalable de constitutionnalité ne devraient surgir que plus tard. « Ce sera juste avant les élections présidentielles et je pense que le Conseil constitutionnel portera une vision juridique et politique sur ce sujet » , pronostique un ministre. En clair, qu’il ne retoquera pas une loi qui invoque la dignité des femmes et le vivre ensemble.
"

Figaro n°20 460

* NDLR: Seule une résolution a été votée à ce jour donc. Et c'est là qu'on prend son lexique des termes juridiques 16é édition Dalloz (un peu de pub ça fait pas de mal)

"Texte voté par un organe délibérant et qui a trait à son fonctionnement intérieur ou exprime son opinion ou sa volonté sur un point déterminé.
La résolution votée par une assemblée parlementaire se distingue de la loi en ce qu'elle ne comporte pas d'intervention de l'autre assemblée en régime bicaméral et n'est pas soumise à promulgation."


mardi 11 mai 2010

Euroscepticisme...?









Qui veut gagner des millions... de dettes?

"Encore une fois on pare au plus pressé sans s’interroger sur l’avenir. On colmate les brèches, on “rassure” les marchés, mais on ne rassure guère les Européens et on transfère aux générations futures le poids de la dette. Ce qu’on appelle improprement la “crise grecque” vient de mettre un terme, ce 9 mai 2010, à ce qui fut jusqu’à présent l’aventure européenne. Une aventure tissée de petits pas, de traités et de compromis. Ironie de l’Histoire, c’est aussi un 9 mai, soixante ans plus tôt, que Robert Schuman lançait, depuis le Quai d’Orsay, un appel à l’Allemagne pour une mise en commun du charbon et de l’acier, une proposition qui allait peu à peu amorcer le processus communautaire.

Aujourd’hui, il manque à l’Union européenne presque tout : des institutions lisibles, un leadership, des processus un tant soit peu démocratiques et une claire vision de ses intérêts vitaux. Après le charbon, la PAC et l’adhésion des pays de l’est de l’Europe, l’euro devait être le pas le plus important vers l’intégration. La presse européenne ne peut que le cons­tater : c’est un échec complet, et les Européens en paieront longtemps le prix.


Comme le dit Thomas Friedman, le chroniqueur du New York Times, la petite souris est morte et elle ne nous apportera plus une pièce sous l’oreiller dans notre sommeil. Les Européens ont définitivement perdu leurs dents de lait, espérons-le. Cette crise va peut-être les inciter à demander des comptes et à ne plus croire aux vieilles histoires. Un seul exemple : l’économie française. Nous allons vers une contraction de la production intérieure de 3 % en 2010. En fait, l’activité, faute d’innovation et de succès à l’export, est soutenue à bout de bras par la consommation – autrement dit par la seule dépense publique et les transferts sociaux –, qui représente plus du tiers du PIB ! Ces transferts atténuent les effets de la crise et empêchent la misère aujourd’hui, ce qui est bien. Mais ils ne règlent pas la question de l’avenir et de ses montagnes de dettes. Or, jusqu’à dimanche dernier, la seule hypothèse pour l’avenir était la construction européenne…"

Courrier International n°1019

samedi 24 avril 2010

Le jounal satirique Le Canard Enchainé se penche sur les histoires des Bleus













Vices de Buts....

"HOLA, HOLA ! C'est quoi, cette nouvelle embrouille? Après avoir essayé de nous voler la qualification au Mondial, avec une main complètement imaginaire de notre capitaine Thierry Henry, on s'attaque lâchement aux organes de Franck Ribéry! Comme par hasard le meilleur joueur de l'équipe. Sans parler de ce pauvre Sidney Govou, comme par miracle le choucou de Raymond Domenech.

Les deux joueurs ont été entendus comme témoins dans une affaire de proxénétisme, Ribéry aurait reconnu des galipettes dans un lupanar des Champs-Elysées avec une péripatéticienne dont il ignorait qu'elle était mineure, il risque la mise en examen... et blablabli et blablabla. A deux mois de la compétition en Afrique du Sud, on voudrait déstabiliser nos Bleus qui font trembler la planète et doucher l'enthousiasme de leur sélectionneur qu'on ne s'y prendrait pas autrement! Ca sent "le complot international", cette affaire. Et peut-être même avec "des mouvements financiers".

Pierre Charon ne s'est pas encore exprimé sur le sujet, mais c'est au moins un coup monté de nos trois premiers adversaires, l'Afrique du Sud, le Mexique et l'Uruguay réunis. Le Brésil, qui panique à l'idée de retrouver notre équipe nationale en finale, a sûrement aussi apporté sa contribution. Il n'y a qu'à voir comment la presse étrangère se déchaîne. "Franck Ribéry et la fille dans un lupanar de luxe", titre l'allemand Bild. "Domenech avait autant besoin de cela que d'une balle dans la tête", raille l'anglais Times. Et du côté italien, la Gazeta dello sport balance même d'autres noms de joueurs tricolores...

La presse française, elle, tente de ne pas en faire trop, mais ce n'est pas toujours évident. France-Soir (20/4), dont la nouvelle fomule court après le lecteur, pond une double page sur le sujet, avec ce titre à la une: "Ribéry dans la tempête", avant d'expliquer que son malheureux sponsor ne dort plus la nuit. Il s'agit de Nike, "qui est aussi celui de Tiger Woods".

Au fait Nike ça se prononce comment en français? "

Le Canard enchainé n°4669